Mardi 24 juin 2008

Je viens de lire un article de Lilith sur ce thème et il m'a donné envie de mettre en ligne un j'aime / j'aime pas écrit il y a maintenant quelques mois pour quelqu'un que j'aime mais qui ne m'aime pas... Je peux le faire de toute façon il m'a dit qu'il ne me lisait pas parce que ma poésie est, selon lui, pervertie dans la mesure où, toujours selon lui, j'écrirais pour le faire réagir...pfffffffffffffffff c'est ce que je lui ai dit quand il m'a dit ça. Bon j'ai argumenté un peu aussi quand même... j'ai donc rétorqué : "Archi faux...quand j'ai quelque chose à te dire, quand je souhaite que tu réagisses je t'écris une lettre ou un mail, ce que j'écris sur mon blog a une autre dimension, c'est mon moi livré au partage."




Bon je tiens à avertir les âmes sensibles, y a des passages interdits aux moins de 18 ans. Je cencure ces passages là...désolée...j'assume pas lol Je vous signale les passages, à vous d'imaginer...


J’aime

 

Quand je te téléphone et que tu décroches

Quand tu me téléphones pour me raconter plein de trucs

Quand je sais qu’on va se voir et que je me prépare pour toi

Quand je nous prépare un bon petit plat

Quand tu me prépares un bon petit plat

Quand tu m’ouvres ta porte ou que je t’ouvre la mienne

Quand tu prépares pour moi une ambiance chaleureuse et romantique

Quand je m’habille pour que tu me désires

Quand on s’installe autour d’une table pour partager notre repas

Quand tu me rejoins dans la cuisine et que tu traques le GHB !

Quand on choisit l’alcool qui va nous enivrer

Quand je m’enivre de tes baisers

Quand on boit quand on fume quand je ris et que tu ris aussi !

Quand tu me fais découvrir ton son

Quand tu chantes sous la douche

Quand tu acceptes ma présence alors que je travaille

Quand tu m’embêtes alors que je travaille

Quand tu m’aides ou que tu améliores l’état de mon ordinateur

Quand on écrit et que tu stimules mon imagination

Quand on s’apprend des choses et que l’on en cherche d’autres sur Google

Quand nous lisons

Quand tu me fais l’amour

Quand tu m’enlaces si fort que tu m’enveloppes de tes bras et que je me sens en sécurité

CENSURE

Quand tu acceptes mes câlins

Quand je rêve de toi, la nuit, le jour, les yeux ouverts les yeux fermés

Quand tu reconnais m’avoir blessée et que tu m’avoues que je te manque

Quand on se retrouve après s’être quittés

Quand tu m’écris que je suis une précieuse personne pleine de qualités

Quand tu réponds à mes mails

Quand on essaye de se comprendre et que l’on y arrive

Y’a tellement de choses….

 

 

J’aime pas

 

Quand c’est un regard froid qui m’accueille

Quand tu ne me fais pas confiance

Quand tu pars

Quand tu refuses d’ouvrir tes bras

Quand tu as des réactions que je ne comprends pas et que tu ne m’expliques pas

Quand tu dis « A un jour ! »

Quand tu penses que je te manipule

Quand tu me dis OK alors que je te dis que je te quitte parce que je souffre de tes silences absences

Quand je te demande de m’excuser mais que tu continues à te venger

Quand tu me fais la guerre alors que tu me fais si bien l’amour

Quand tu es de mauvaise foi

Quand tu es trop fier

Quand tu refuses de me rassurer

Quand j’attends un signe de toi

Quand tu m’ignores

Quand tu penses que je cherche à t’imposer les choses alors que je veux juste qu’on avance

Quand on ne se comprend pas

Quand on se fait mal

Quand j’ai peur de l’ascendance que tu as sur moi

Quand tu me fais douter de mes valeurs

Quand tu me dis que ça ne me regarde pas

Quand tu refuses de m’expliquer les choses alors que cela simplifierait tout

Quand tu refuses de faire un pas vers moi pour me permettre de vivre notre histoire sereinement

Quand tu ne me dis pas quand on se reverra

Quand on se quitte….

Quand tu me quittes

Quand tu as ton rire moqueur

Quand tu te sens tout puissant et que je me sens impuissante

Quand tu ne vois pas que tout pourrait être simple

Si et seulement si….


ce j'aime, j'aime pas je l'ai écrit et envoyé en 2 parties, voici la suite...

J’aime (suite…)

Quand tu dors près de moi et que tu souris dans ton sommeil

Quand je vais te chercher les croissants

Quand tu m’offres du Monbin

Quand tu goûtes mon vin rouge

Quand tu me regardes rouler mes cloppes

Quand on achète du Monbazillac en même temps

Quand tu dors près de moi et que ton visage est si doux

Quand tu me racontes ce que tu vis

Quand tu me parles de ta famille

Quand tu dis que tu vas partir mais que … tu restes

Quand on joue à la Wii

Quand on essaye de regarder un film mais que ça dégénère…

Quand je m’endors dans tes bras

Quand tu m’apprends à faire le chocolat façon antillaise

Quand tu me fais danser

Quand je te propose quelque chose et que tu me dis oui…

Quand tu me proposes quelque chose et que je te dis oui

Quand tu t’habilles devant moi

Quand tu chauffes le lit…

Quand je me sens proche de toi malgré nos différences

Qu’on se soit rencontrés

 

Me dire qu’on pourrait continuer à utiliser le présent….

 

 

 

J’aime pas (suite…)

 

Quand tu dis que tu viens mais que tu ne viens pas

Quand tu m’envoies fumer ma cloppe ailleurs

Quand tu utilises un langage sibyllin et que tu brouilles les pistes

Quand tu me tournes le dos

Quand tu danses tout seul et que tu dis que tu vas t’entraîner sans moi

Quand tu me bats à la Wii !

Quand tu me dis non sans expliquer pourquoi

Quand on pense qu’on est incompatible

 

Me dire que tu es sans doute avec quelqu’un d’autre

 

Me dire qu’il faudrait que je mette tout ça à l’imparfait…

 

 

par Méli-Mélo publié dans : Mes mots à moi - Pensées - communauté : Célibataires en chemin...
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Mardi 17 juin 2008

 

Viscéral : Profond, intime, inconscient (opposé à réfléchi). « Ces profondeurs viscérales de l’être humain. » (Aymé).



 

Ma solitude est viscérale, elle m’accompagne au plus profond de mon être depuis le malheureux jour qui m’a vue naître.

 

On raconte aux enfants que les fées se penchent sur les berceaux pour apporter aux nourrissons protection et grâces magiques…

 

Seul mon père semble s’être penché sur mon berceau pour m’honorer de son désamour. Le premier homme de ma vie regrettait effectivement que je ne sois pas un garçon… Il a dû me maudire ce jour-là et je porte encore aujourd’hui les stigmates de cette mise au ban.

 

Le sort en était jeté, tel serait mon destin…

 

Il a fallu des jours pour qu’enfin il se résigne et accepte de me prendre dans ses bras, de faire son devoir, au moins.

 

Comment puis-je savoir cela me direz-vous ?

 

Et bien parce que l’être censé me protéger (ma mère) a toujours trouvé très pittoresque cette anecdote qui, à défaut de faire couler de l’encre, a, depuis toujours, fait couler des larmes, à l’abri du jour…

 

Depuis j’ai cherché à gagner son amour, mais, même en fouillant dans ma mémoire, je ne me souviens pas d’avoir jamais vu mon père fier de moi, mon père me témoignant son amour. Par contre je me souviens de lui m’humiliant devant toute une assemblée (les exemples sont trop nombreux pour que je m’étende). Je me souviens de lui hésitant à me sauver de la noyade. Je me souviens de lui me donnant mon congé sans une once de scrupule, d’inquiétude. Et j’ai toujours tout accepté, n’estimant probablement pas assez ma propre vie pour pouvoir m’en insurger.

 

Aujourd’hui encore, quand il affirme des choses (forcément fausses et blessantes) sur moi, j’ose à peine, plusieurs semaines plus tard, manifester mon désaccord. La seule arme que j’ai utilisée contre les souffrances infligées est le mutisme.

 

Mon père a rempli ‘son rôle’, je n’ai jamais manqué de rien, il ne m’a jamais privée de rien, si ce n’est de son amour. Une simple figure de l’autorité, crainte et admirée, parfois (trop rarement) défiée. Faire des enfants pour lui ne semblait être qu’une conséquence naturelle de la vie, et, par suite, un ensemble de devoirs à accomplir, une sorte de contrat.

 

J’ai été bercée par cette maxime : « Quand vous aurez 18 ans, j’aurais rempli mon contrat ». Je suis sans doute bénie des Dieux puisque j’ai bénéficié d’un avenant qui m’a offert deux ans supplémentaires.

 

Il est donc en harmonie avec ses convictions et dort, de ce point de vue là, sur ses deux oreilles.

 

Mais voilà, moi, j’ai cherché son amour, puis celui des autres hommes, en vain. Et je ne puis m’empêcher, au lendemain d’une nouvelle rupture (effective depuis des mois, réalisée depuis hier…et encore, je ne suis toujours pas bien sûre de ne pas voir reparaître les illusions dont je me berce…) de faire le lien entre mes échecs amoureux et cet originel désamour. Je finis par être fataliste et par ‘accepter’ cette solitude comme une marque de mon destin, un cadeau de mon père bien-aimé, qui, lui, analyse mes échecs ainsi : « Tant que tu traiteras les hommes comme des objets ça ne pourra pas marcher… »

 

Je ris, je ris, je ris…

 

 

 

 

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » Beaumarchais, Le Barbier de Séville.

par Méli-Mélo publié dans : Mes mots à moi - Pensées - communauté : Célibataires en chemin...
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