Il y a quelques semaines, dans le cadre de l’étude de la poésie lyrique en troisième, j’ai demandé à mes élèves de composer un poème lyrique. Nous en avions étudié quelques uns, nous avions étudié les caractéristiques du lyrisme, la prosodie et les principales figures de style. Je ne leur ai pas donné de consigne particulière à respecter, mon seul souhait (oui oui je suis curieuse) étant de savoir ce qu’ils avaient dans le bide (je sais, ce n’est pas très pédagogique, c’est très égoiste et même un peu voyeur). Ce travail n’a donc pas été noté (je suis cohérente avec ce que je fais tout de même !).
Mes élèves se sont prêtés au jeu sans aucune difficulté et même si le résultat n’est, pour la plupart, pas probant (ils ont presque tous pastiché les poèmes étudiés) c’est une expérience que je renouvellerai probablement ! Le maniement de la langue française n’étant pas leur tasse de thé il aurait fallu que je puisse passer beaucoup plus de temps à guider les élèves en difficulté pour qu’ils puissent mettre en forme ce qu’ils ont dans le ventre…Hélas, comme chacun le sait le programme est lourd et il faut avancer. Je souhaite simplement que ces élèves là trouvent leur voie et leur façon à eux d’extérioriser ce qu’ils ont dans le bide (je m’excuse pour les répétitionsJ) parce que je ne doute pas du fait qu’ils aient des choses à dire.
Parmi tous ces poèmes maladroits et scolaires, une perle, un bijou, et rien que pour celui-là, pour avoir peut-être été l’élément déclencheur d’une âme de poète et bien je suis heureuse d’avoir cédé à mon égoisme. Je ne peux malheureusement pas demander aux élèves l’autorisation de publier sur mon blog leurs mots et je pense que vous comprenez aisément pourquoi (c’est dur parfois de rester pro alors que soi-même on a envie d’abolir les barrières). Si jamais par le plus grand des hasard ces élèves retrouvent leur poème sur le blog de leur professeur de français alors qu’ils me pardonnent d’avoir du prendre la décision de le publier sans leur accord, parce que je suis fière d’eux et que je voulais partager ce moment de grande émotion. Mon rôle de prof me permet juste de les féliciter et de les encourager à écrire (ce que j’ai fait évidemment).
Je me permets donc de vous faire partager ce poème très émouvant qui dit parfaitement bien la douleur de
l’adolescence.
PS : Après avoir tapé le poème et cherchant une image pour l’illustrer… devinez sur quoi je tombe !!!! Un blog avec une magnifique image et ce poème !!!! En fait ce n’est qu’un plagiat !!! RRRRRRRRRRRRRRRRRr je me sens trahie, flouée, les élèves n’ont fait que changer quelques mots et rajouter deux strophes (qui certes se fondent parfaitement aux autres…). Décidément je suis trop idéaliste et parfois le net nous joue de bien mauvais tours…
Du coup je vous mets le lien vers le blog et je rajoute les deux strophes qui sont à insérer avant la dernière… Qu’est-ce que je dois faire d’après vous ? Snif je suis toute
L
Larme de sang tombant dans la brise
Dans ce monde où je suis incomprise,
Où je passe mon temps à me morfondre
Car tous mes espoirs sont en train de fondre.
Larme de sang qui glisse le long de mes poignets,
Personne ne vient m’aider
Car ce monde et les personnes qui le composent sont égoïstes
Et ce monde est bien triste.
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