Les hommes que j’aime sont tous un peu bohèmes
Rêveurs, timides ou meneurs, tous des phénomènes !
Les mots sont leur royaume, loin, de la cohorte,
Ils aiment en moi l’admiration que je leur porte.
Pour cela je ne leur jette pas l’anathème,
Ils auront tous été les eaux de mon baptême.
Je ne me cacherai plus derrière leurs fières
Ombres, de mes ténèbres jaillira lumière.
Je ne sais si alors on m’en aimera plus,
Mais je vivrai et aimerai mieux, en sus.
Je me nourrirai de la poésie de l’air,
Donnerai en pâture mon amour, à mes vers.
Mai 2008
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