Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme il me brûle
Le sang que m’a laissé sur les mains la déchirure
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme elle me brûle
La lumière de tes yeux, celle que je n’ai plus
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme elle me brûle
L’envie de te serrer très fort
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme ils me brûlent
L’espoir et la force que tu m’as donnés
Mon amour, mon oiseau
Je t’en pris ne t’envole pas sans moi
Tu viens juste de m’ouvrir les yeux
Et mes ailes commencent à peine à pousser
Oserais-tu prendre ton envol
Sans avoir brisé les chaînes qui me tiennent encore au sol ?
Oserais-tu prendre ton envol,
Toi qui m’as montré ce qu’était la douleur de l’amour et de la vie,
Sans me prendre sous ton aile ?
Mon amour, mon oiseau, ma déchirure
Si tu savais comme elles me brûlent
Les larmes qui ne veulent pas perler.
Si tu savais comme ils me brûlent
Les rêves où je t’appelle en te disant je t’aime
Les nuits que j’ai passé sans entendre
Ta respiration, le battement de ton cœur.
J’ai peur de fermer de nouveau les yeux
Sans pouvoir les ouvrir pour te voir.
Mon Moi sans Toi suffoque plus qu’il ne respire, gémis plus qu’il ne parle.
Et pourtant je sais que la force et les délices, la douleur et la lumière, que tu m’as donnés dans un temps si court, pourront m’aider à vivre…
Même si tu m’abandonnes.
Si tu m’abandonnes, je serai un oiseau sans ailes mais mon esprit me nourrira et me donnera la force de marcher.
Seul ton silence pourrait me tuer car si je ne sais pas ce que je suis pour toi alors le doute livrera mon âme au feu de l’enfer.
J’ai écrit ce poème en septembre 1995, j’avais 18 ans. Mon blog me permet, entre autres, de relire des choses écrites et oubliées il y a bien longtemps. Cette introspection rétrospective ne peut qu’éclairer mes amours d’aujourd’hui à la lumière du passé, l’ordre des choses voudrait que je constate une évolution…Je n’en vois point, ce poème, j’aurais pu l’écrire au sujet de mon dernier amour perdu…Je ne sais si je dois m’en réjouir ou m’en inquiéter…Si je dois le prendre comme une bénédiction ou comme une malédiction qui malgré quelques années de psychothérapie serait toujours actuelle…Qu’en pensez-vous ?
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