En ce samedi tranquille un clip de circonstance!
Sans doute vu et revu mais je ne m'en lasse pas et je me dis que cette chanson colle très bien à la communauté que nous sommes!
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En ce samedi tranquille un clip de circonstance!
Sans doute vu et revu mais je ne m'en lasse pas et je me dis que cette chanson colle très bien à la communauté que nous sommes!
Petite sœur
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Je profite de ton voyage
Pour te rendre un hommage
Placer sous le soleil
De mes mots, tes jolies merveilles
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Je vois le tien fleurir
Au toucher d’un amour naissant
Puisse-t-il s’épanouir
Sous la caresse de ton amant
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Je sais les orages traversés
Les naufrages évités
Je sais ta solitude
Puisse-t-elle devenir plénitude
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Si je verse des larmes
Parce que mon cœur parle au tien
C’est sous un autre charme
Que je chanterai le refrain
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Tes grands yeux fabuleux
Ton cœur si généreux
Malgré nos différences
Sont pour moi une chance
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Je sais l’admiration que tu me voues
Mais te l’ai-je dit ? C’est ton amour qui me porte
Tu as si souvent su, quand j’étais dans le flou
Me redonner espoir, me rendre forte
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Il est venu pour toi le temps
De récolter le fruit
De tes combats chemin faisant
Soleil éclipse nuit
Petite sœur, mon amie, mon cœur
Accepte la douceur
Et renonce à tes peurs
Une vie pleine de bonheur
Souhait du fond du cœur
Petite sœur, mon amie, mon cœur…
Et si tout le problème venait de là ???
J’ai souvent observé que la grande majorité des couples autour de moi se sont formés assez tôt et je pense que l’expérience, salvatrice dans de nombreux domaines, s’avère être très nocive en amour…
En effet, sur le fauteuil de ma thérapeute, avec mes amis, ma famille, sur les feuilles de mes carnets, je passe pas mal de temps à essayer de comprendre, de tirer profit de mes expériences. Qu’est-ce qui m’a attirée chez cette personne ? Pourquoi en suis-je tombée amoureuse ? Pourquoi est-ce que ça n’a pas marché ? Etc…Visiblement cet exercice ne fait pas ses preuves ! Au bout du compte : beaucoup d’avis (pour la plupart erronés car donnés sans avoir en main tous les paramètres nécessaires), beaucoup de bonnes résolutions (on ne m’y reprendra pas à deux fois, maintenant les hommes comme ça ou comme ci, j’évite…) mais peu de réponses car à vrai dire il n’y en a pas !
Et si la seule chose à faire était d’accepter qu’il n’y a rien à comprendre ? D’accepter ses échecs en amour comme on accepte la couleur de ses yeux ? De façon naturelle, sans vouloir comprendre à tout prix !
Car en effet si l’on est dans cette recherche, sachant qu’elle est par définition vaine (l’amour n’est pas une science), on traîne derrière soi un cortège d’incertitudes, de fantômes et on aborde toute nouvelle relation avec un air blasé et une armure infranchissable. Et oui, j’ai beau avoir un cœur d’artichaut, même moi j’ai revêtu cette armure il y a bien longtemps maintenant….
C’est en regardant la fin du film de France 2 (Hitch, expert en séduction) ce soir, tout en dinant, que j’ai saisi au vol une des assertions du héros : « Principe de base, il n’y en a pas ! » Elle m’a piquée au vif.
On le sait me direz-vous, on le clame haut et fort qu’en amour il n’y a pas de règle. Oui, mais dans les actes ? On passe son temps à rationaliser, à essayer de comprendre, de donner un sens aux événements, à notre bonheur, à notre douleur. On se torture avec des questions qui restent en suspend. On se satisfait de réponses imparfaites, biaisées, pire, on fait de celles-ci une sorte de mode d’emploi pour les amours à venir.
L’amour rend aveugle ?
Je crois plutôt que ce sont nos expériences qui nous rendent aveugles, elles faussent toute nouvelle relation puisque nous l’envisageons à la lumière de ces expériences. Elles nous rendent donc incapable de percevoir l’autre de façon brute, il est en quelque sorte déformé par notre vécu et réciproquement. En plus de cette perception pipée, on adopte un comportement qui manque souvent de spontanéité, on ne peut s’empêcher d’envisager les conséquences de nos actes et pour « se protéger » ou « éviter de faire les mêmes erreurs » on se perd et on n’agit plus, on EST agit par le poids de cette foutue expérience.
Alors voilà…
Ce soir je prends une décision. Dans ma folle conception de l’amour (éternel) je réalise que même lorsque la rupture était effective, et ce même après plusieurs années, je mettais un point d’honneur à pérenniser cet amour sous une forme ou sous une autre (amitié, culture du souvenir), sans cela j’avais l’impression d’être infidèle, de trahir la grandeur de mes sentiments. Et bien aujourd’hui je vais être infidèle à tous mes amours, je les quitte à mon tour : j’enterre les fantômes, je fais une prière et je recommande leurs âmes à Dieu. Je refuserai dorénavant de penser à mes ex et même d’en parler (mince… je ne vais plus avoir grand-chose à dire ! J ). Je fermerai les oreilles quand j’entendrai les gens parler d’amouuuuuuuuuur s’ils en parlent de façon rationnelle en tentant d’enfermer ce diamant brut dans un système. Je vais gommer les diverses strates du palimpseste de mes histoires pour redevenir la première page, vierge, du livre de mon futur amour. Je ne rouvrirai plus l’ancien livre, je le clos à jamais.
La première phrase de mon nouveau livre sera ce beau vers qui me tente « L’amour est à réinventer » Rimbaud…
Mai 2008
Prof jetable, femme jetable, une nouvelle race est en train de naître…
Comment je me sens ? Qui suis-je ?
Une prof au rabais, un bouche-trou sans légitimité.
Voilà, je ne serai jamais la légitime, ni d’un homme, ni de cette P_ _ _ _ N d’Education Nationale.
J’ai eu 6, seuil d’admissibilité 8, je crois que si j’avais réussi à caser les termes « objets d’étude », « perspective d’étude », « étude des genres et registres », et autres poncifs de bon aloi j’aurais réussi à atteindre les 8…
Mais voilà, j’ai une fâcheuse tendance à ne pas faire preuve d’intellectualisme et à écrire comme j’enseigne, avec mon cœur. (Oui oui, je suis aigrie…)
C’est comme avec les hommes, si tu ne dis pas le bon mot au bon moment, si tu ne fais pas le bon geste quand ils le souhaitent, si tu n’as pas une once de manipulation en toi…T’es morte, c’est trop facile…Qui veut d’un amour qui se donne ? (Oui oui, je mélange tout…)
Le résultat c’est que je me sens nulle, encore une fois, juste une fois de plus. J’ai le sentiment de n’avoir aucune valeur, d’être un imposteur. C’est comme si on m’avait craché dessus. Passe ta route, tu n’es pas digne d’entrer chez nous…
J’ai réussi à ne pas pleurer devant mes élèves, à vrai dire, je n’y ai même pas pensé devant eux, ma peine ne m’a même pas effleuré l’esprit. Certainement parce que je n’ai rien à faire devant eux !
Mais j’ai pleuré devant mes collègues, me suis effondrée dans ma voiture et pleure encore en écrivant. Pourquoi, me direz-vous ? Tu le savais, tu le disais toi-même que tu n’avais pas travaillé, pas le temps, trop de copies à corriger, de cours à préparer.
Mais voilà, y’a trop d’espoir en moi, quand je fais quelque chose j’y crois toujours parce que je donne le meilleur de moi-même et je ne peux m’empêcher de penser, pourquoi pas ? Même si je ne le dis pas. C’est quand je vois le mal que ça me fait que je réalise, qu’une fois encore, j’y croyais.
C’est comme les hommes, à chaque fois on me dit…Pourquoi tu pleures ? Ce n’était pas un homme pour toi, pas le bon. Ah oui !!!! Et pourquoi pas ???
J’en ai marre des ça viendra et des faut y croire. J’y crois je vous le jure !
J’en ai marre des tu as le temps, t’es encore jeune, tu verras ça viendra, y’ a pas de raison. Ben justement, je suis comme sœur Anne, je ne vois rien venir…
Je suis juste bonne à regarder l’horizon.
C’est quoi ce système qui permet à des gens aussi nuls que moi d’enseigner ??? Je suis bonne à quoi alors si je ne suis pas digne de rentrer dans le cercle ???
Je bouche les trous, je suis là pour diminuer celui du budget de la sacro-sainte Education Nationale, ou pour amuser un roi sans divertissement. Parce que ça doit être rigolo de voir quelqu’un qui se donne à fond juste pour la beauté du geste, juste parce qu’il ne sait pas faire autrement. Quand je joue, moi, je ne joue pas forcément pour gagner, je joue parce que si je ne joue pas, je meurs. Je suis juste comme ça… je n’en tire aucune gloire au contraire je me fais pitié.
J’ai une épée de Damoclès au dessus de la tête.
Je suis une prof jetable, une femme jetable, une nouvelle race qui est en train de naître.
Méfiez-vous, je suis comme les virus, je tire ma force des failles d’un système. Cette dernière phrase je n’y crois pas du tout, c’est juste un spasme, un reste d’un instinct de survie qui s’amenuise d’échec en échec…
Ce soir je ne suis qu’une seule chose :
VOUS ETES REFUSEE
Les hommes que j’aime sont tous un peu bohèmes
Rêveurs, timides ou meneurs, tous des phénomènes !
Les mots sont leur royaume, loin, de la cohorte,
Ils aiment en moi l’admiration que je leur porte.
Pour cela je ne leur jette pas l’anathème,
Ils auront tous été les eaux de mon baptême.
Je ne me cacherai plus derrière leurs fières
Ombres, de mes ténèbres jaillira lumière.
Je ne sais si alors on m’en aimera plus,
Mais je vivrai et aimerai mieux, en sus.
Je me nourrirai de la poésie de l’air,
Donnerai en pâture mon amour, à mes vers.
Mai 2008
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme il me brûle
Le sang que m’a laissé sur les mains la déchirure
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme elle me brûle
La lumière de tes yeux, celle que je n’ai plus
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme elle me brûle
L’envie de te serrer très fort
Mon amour, mon oiseau, ma blessure
Si tu savais comme ils me brûlent
L’espoir et la force que tu m’as donnés
Mon amour, mon oiseau
Je t’en pris ne t’envole pas sans moi
Tu viens juste de m’ouvrir les yeux
Et mes ailes commencent à peine à pousser
Oserais-tu prendre ton envol
Sans avoir brisé les chaînes qui me tiennent encore au sol ?
Oserais-tu prendre ton envol,
Toi qui m’as montré ce qu’était la douleur de l’amour et de la vie,
Sans me prendre sous ton aile ?
Mon amour, mon oiseau, ma déchirure
Si tu savais comme elles me brûlent
Les larmes qui ne veulent pas perler.
Si tu savais comme ils me brûlent
Les rêves où je t’appelle en te disant je t’aime
Les nuits que j’ai passé sans entendre
Ta respiration, le battement de ton cœur.
J’ai peur de fermer de nouveau les yeux
Sans pouvoir les ouvrir pour te voir.
Mon Moi sans Toi suffoque plus qu’il ne respire, gémis plus qu’il ne parle.
Et pourtant je sais que la force et les délices, la douleur et la lumière, que tu m’as donnés dans un temps si court, pourront m’aider à vivre…
Même si tu m’abandonnes.
Si tu m’abandonnes, je serai un oiseau sans ailes mais mon esprit me nourrira et me donnera la force de marcher.
Seul ton silence pourrait me tuer car si je ne sais pas ce que je suis pour toi alors le doute livrera mon âme au feu de l’enfer.
J’ai écrit ce poème en septembre 1995, j’avais 18 ans. Mon blog me permet, entre autres, de relire des choses écrites et oubliées il y a bien longtemps. Cette introspection rétrospective ne peut qu’éclairer mes amours d’aujourd’hui à la lumière du passé, l’ordre des choses voudrait que je constate une évolution…Je n’en vois point, ce poème, j’aurais pu l’écrire au sujet de mon dernier amour perdu…Je ne sais si je dois m’en réjouir ou m’en inquiéter…Si je dois le prendre comme une bénédiction ou comme une malédiction qui malgré quelques années de psychothérapie serait toujours actuelle…Qu’en pensez-vous ?
Violette, verte, orange et bleue…
J’aurais dû te dire : tout sauf bleue !
Mais c’est trop tard tu l’as choisie
Et elle est là entre nous deux
Celle qu’il n’a jamais voulu laisser ici
Sa si fugace brosse à dents bleue.
Avec elle son souvenir s’invite,
Que dis-je ? Il brise tous mes barrages
Et c’est le déluge et l’orage
Des eaux rouges de mon cœur, en fuite.
Rompons ce serait bien plus sage
Puisque même avec toi c’est lui qui m’habite.
Avril 2008
Le raisonnement laisse aisément dans l'ombre ce que nous souhaitons d'y tenir caché.
Il faudrait parler de soi avec une rigueur inflexible. Et au premier effort pour se saisir, d'où viennent cette pitié, cette tendresse, ce relâchement de toutes les fibres de l'âme et cette envie
de pleurer.
Il s'était oublié dans l'amour de Dieu et en se penchant sur lui-même à travers l'écriture, il découvre ou pressent avec frayeur un visage qu'il avait depuis longtemps oublié.
Maintenant les séminaires nous envoient des enfants de choeurs, des va-nu-pieds qui s'imaginent travailler plus que personne parce qu'ils ne viennent à bout de rien.
C'est une des plus incompréhensibles disgrâces de l'homme, qu'il doive confier ce qu'il a d'aussi précieux à quelque chose d'aussi instable, d'aussi plastique, hélas, que le mot.
Le journal d'un curé de campagne.
Epreuves
Ce matin j’étais forte, je marchais lentement et je souriais. J’avais confiance en moi, tout était clair ; je devais faire ce que j’avais à faire, simplement.
Et puis il y a eu l’événement et je m’écroulai de nouveau, pour une simple note…
Comment dois-je interpréter ce retournement de situation ? Est-ce pour mon orgueil que tu m’as punie ?
Créature, tu as cru que ta force suffirait, que tu pourrais te passer de mon aide ! Tu as cru que Ta vérité te suffirait !
Etait-ce une épreuve pour me montrer que mes certitudes sont des mots, était-ce simplement pour me montrer ma fragilité et le long chemin que j’ai encore à parcourir ?
07 mars 1997
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